• Réflexion - Maxime de Jiddu Krishnamurti

         Dans le cadre de mon cours de déontologie (je crois, c'est derrière moi maintenant), je devais prendre une maxime et la défendre. J'ai trouvé celle-ci et l'ai défendue dans le texte qui suit. Toute reproduction, même partielle, de mon texte doit être accompagnée de la source (merci!).

     

    "L'éducation consiste à comprendre l'enfant tel qu'il est sans lui imposer l'image de ce que nous pensons qu'il devrait être" 

    Krishnamurti.

     

         Cette maxime s'inscrit dans la pensée de Maria Montessori. Il ne faut pas enfermer l'enfant dans un carcan idéologique. Avant d'apprendre à l'enfant, il faut que ce dernier soi en confiance et ressente du bien-être. L'enseignant doit veiller à cela et faire en sorte que l’environnement de l'enfant soit favorable à son bien-être et à ses apprentissages. Jiddu Krishnamurti est un philosophe d'origine indienne qui croyait en une éducation alternative où les individus seraient libérés de l'égocentrisme et libres d'explorer le monde du savoir. Il est le fondateur de plusieurs écoles en Inde, au Canada et en Californie. 

         J'ai choisi cette maxime car elle correspond à ma vision de l'enseignement. Avant de « remplir » la tête des enfants de savoir, de savoir-faire et de savoir-être, il faut le comprendre.  Avant de lui dicter une conduite et une façon de penser et d'agir, il faut le comprendre. Avant de le lancer dans des activités dont le but est d'apprendre, il faut le comprendre. 

         Je pense sincèrement, en tant que future enseignante, qu'un enfant qui ressent un mal-être ou qui n'est pas à l'aise en classe doit faire l'objet d'une discussion enseignant/enfant. Prendre en compte les sentiments de ses élèves dans ses activités n'est pas chose aisée quand on a une vingtaine d'enfants dans sa classe. Néanmoins je souhaite que, dans le futur, des discussions se mettent en place naturellement entre l'enfant et l'enseignant. Ce dernier n'est pas qu'un adulte responsable de l'instruction de l'enfant, il peut être, surtout en maternelle, une épaule sur laquelle l'enfant peut s'appuyer en cas de « faiblesse ». L'enseignant doit mettre en place en environnement favorable aux besoins de l'enfant mais également mettre en place en climat favorable à la discussion. 

         Bien souvent, nous souhaitons, sans l'avouer, que tout les élèves soient gentils, qu'ils écoutent, qu'ils travaillent bien en classe, qu'ils soient de parfaits petits écoliers. Nous ne vivons pas dans un monde de robots, chaque individu est unique, a son propre libre-arbitre et sa façon de penser. Chaque individu évolue et apprend à son rythme, voit le monde avec sa propre vision.

         L'école réunit tous ces individus dans ses classes. L'enseignant apprend à connaître les élèves qu'on lui confie et les considère comme des personnes et non pas comme une multitudes de petits cerveaux à remplir invariablement et de la même façon pour tous. 

         Un enfant qui se sent compris est un enfant qui aura confiance en lui, qui apprendra avec plaisir et qui sera épanouit. Libérer leur esprit et les aider à appréhender le monde est un but que je souhaite atteindre (en plus des savoirs, savoir-faire et savoir être). L'enfant ne doit pas être mon reflet, il doit être lui-même. En aucun cas nous devons nous projeter sur nos élèves et subir l'effet Pygmalion. Libérer l'esprit, délivrer la créativité et laisser l'enfant se projeter dans le monde est ce que je souhaite en tant qu'enseignante, et cette maxime de Krishnamurti va, à mes yeux, dans ce sens.

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:29

    Je suis qu'à moitié d'accord avec toi sur ce coup là. Autant je veux bien que chacun est unique (quoique), autant je croit fermement à une base d'apprentissage commune, sinon ça serait totalement l'anarchie. Imagine ce que ça donnerait si chaque élève devait etre prit séparément, ça serait invivable pour les profs. Et puis on ne peux pas vivre en société si on a pas un minimum de culture commune, et c'est l'école qui apporte ce coté commun, pour moi le coté unique de l'enfant est plus a déveloper en parallèle de l'école qu'entre ses murs, même si la personnalité transpirera à travers les travaux, évidement.

    2
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:30

    Il FAUT un tronc commun, c'est clair et net sinon on ne s'en sortirait jamais en tant qu'enseignant. Mais lorsque qu'on le peut, lors des groupes de discussion philosophiques ou des moments de créations artistiques, nous nous devons d'aider les enfants à se développer. Ne pas les transformer en tas de mini-adultes quoi... Simplement :) 

    3
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:34

    hum je sais pas, ce sont des adultes en devenir et faut bien leur oter leur coté bestial à un moment donné et leur apprendre la discipline. Si on le fait pas en primaire / maternelle, on se retrouve avec des gosses qui plantent un couteau dans le ventre d'un prof de secondaire parce que celui ci n'a pas accepté son travail "personnel" mais hors sujet par exemple.

    4
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:38

    Heu... Je sais pas dans quel sens le prendre. Mais les enfants jusqu'à un certain âge doivent jouer. Et apprendre en jouant. Les considérer comme des minis-adultes cela me fat penser à l’hyper-sexualisation des mini-miss aux states. Déplorable et vraiment dommage pour l'enfant. 
    Maintenant, il y a l'éducation des parents derrière et ceux qui " plantent un couteau dans le ventre d'un prof de secondaire" je pense que c'est pas uniquement la faute à un prof négligent durant l'enfance. Il y a l'éducation parentale et le milieu dans lequel l'enfant grandit qui joue énormément. 

    5
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:44

    Je sais que les parents sont aussi responsable, mais les méthodes actuelles d'enseignement je ne sais pas mais je suis pas fan, les gosses ont plus aucun respect pour rien vu qu'ils sont mis sur un piédestal, ils se croient tout permis à l'école, chez eux, dans la rue. Et je suis d'accord qu'il faut garder l'enfance, mais y a des limites et une différence entre ne pas les prendre pour des mini adultes et les prendre pour des rois à qui on laisse tout faire.

    6
    Jeudi 30 Juillet 2015 à 21:55

    Je ne laisse pas tout faire à mes élèves. Je suis "baba cool" mais pas laxiste. Les méthodes actuelles en Belgique sont obsolètes je le concède. Le Québec a 10 ans en avance sur nous et j'aimerais me renseigner sur leurs méthodes pour les appliquer en classe :) En tant qu'enseignant faut savoir se démarquer et faire tout pour que les enfants soient épanouis.

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