• Elimies - La Guerre du Temps

    [PROJET MORT ACTUELLEMENT]

     

    Ce récit est une adaptation en nouvelle d'un film amateur. A l'origine, cela devait être un travail d'étudiants mais nous l'avons continué pour notre plaisir, et cela nous fait une expérience. L'idée de base est de Viky Graphics, c'est elle qui a mit en route le film (qui est en court de production), elle a imaginé les bases de l'univers de cette histoire, bien que j'ai ajouté et inventé beaucoup d'éléments dans cette version-ci (dans le projet original, il y a beaucoup de clin d’œil à des séries, des personnalités, des saga mp3.. donc c'est "évident" qu'il y en ait ici aussi). J'essaie de garder l'esprit léger et humoristique de l'histoire de base, tout en y mettant ma touche personnelle. Je participe également à la production du film et mon pseudo vient de ce projet. Je souhaite que cette histoire ait autant de succès que le film. Bonne lecture à tous! 

  • Depuis que le monde est monde, chaque univers accueille en son sein une Elimie unique. La première se nommait Espranza. Elle naquit avec de grands pouvoirs, une intelligence et une sagesse presque infinis. Durant toute sa vie, elle fit le bien autour d'elle. À sa mort, il se passa quelque chose d'étrange. Son corps devint lumière et tous ceux qui ont assisté à sa mort découvrirent, à la place de leur bienfaitrice, une jeune femme dont le visage leur était inconnu. Quand elle s'éveilla, s'assit sur son lit et se tourna vers l'assemblée. Un homme assez imposant mais bien de sa personne s'avança.

    -Quel est ton nom? Et qu'as-tu fait d'Espranza?

    La plus calmement du monde, elle ouvrit la bouche et une voix bien connue des villageois leur parla.

    -C'est moi, Espranza. Accueillez comme il se doit ma réincarnation. Je fais un cadeau au monde en offrant l'immortalité à mon esprit; je serais toujours là, mais sous une autre forme. Mes successeurs garderont ma mémoire intacte mais changeront de caractère et d'apparence. Je vous souhaite à tous une longue vie. Adieu

    Aussitôt sa phrase terminée, la jeune femme se rendormit en une fraction de seconde. Tout le monde resta bouche bée quelques minutes, pensant à leur chère magicienne qui venait de les quitter. Ils partirent tous de la chambre et des femmes changèrent la nouvelle venue. On ne peut pas rester avec les habits d'une morte! Elles la laissèrent nue quelques minutes, rangeant soigneusement les vêtements dans une malle et réfléchissant à une nouvelle tenue. Elles lui choisirent des vêtements dignes d'une invocatrice. Une longue robe rouge, ornée de perles dorée, cintrée à la taille, habillait parfaitement la jeune femme. Elle devra rester pieds nu, car sa précédente le faisait. Quand elle émergea de son sommeil, elle se regarda, contemplant son nouveau corps.

    -Je... Je... Est-ce moi?

    La plus vieille des habilleuses la toisa du regard, et avec un grand sourire lui dit:

    -Vous devez sûrement le savoir, vous êtes la réincarnation d'Esrpranza. Mais il faut vous trouver un autre nom... Que pensez-vous d'Elinissia?

    Elle considéra la question quelques instants et acquiesça.

    -J'aime bien. Pourquoi pas. Bien! Commençons, une nouvelle vie attend la race des Elimies...


    *
    *  *

     

    Elinissia vécu une centaine d'année, mourrut à son tour et laissa sa place à une autre Elimie. Ce cycle de réincarnation durera tant qu'il ne restera qu'une seule Elimie par univers. Si ce cycle tendait à être brisé, le Monde engendrera le chaos et la désolation pour toute les races...


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  • Elina était la neuf-cent nonante et unième réincarnation d'Espranza. Une épidémie faisait rage dans le village où elle enseignait l'art de guérir. En voulant contrer le fléau, elle absorba tout le mal en elle et croyait l'avoir supprimé. Malheureusement pour elle, ce n'était pas une simple maladie: ce fléau avait pour but de la détruire à jamais et d'empêcher sa prochaine réincarnation. Mais le pouvoir des Elimies est bien trop grand pour pouvoir l'anhiler de la sorte. Elle fit ses adieux au monde et parti dans une forêt à l'opposé d'où elle vécut. La forêt des Âmes avait servi d'abri à la cent-cinquantième réincarnation d'Espranza, Eleonora, qui vécut seule et recluse et souhaita que les prochaines Elimies fassent de même. Pour éviter toute tentation, il valait mieux être seule. Depuis, les Elimies font voeux de célibat pour mieux combattre le mal. Elina avait suivi cette voie également et avant de s'éteindre à l'orée de la Forêt des Âmes, elle se dit qu'elle aurait dû prendre un époux. Peut-être qu'elle ne serait pas en train de disparaître, seule....

    *

    * *

     

    Quand elle ouvrit les yeux, elle ne se souvenait de rien. Elendra ne voyait que des arbres, des saules pleureurs mêlés à de vieux chênes centenaires, eux-mêmes couvert de mousse. La rosée gouttait légerment de ses cheveux, et sa robe rouge était en guenille.

    -Pourquoi ais-je des vêtements d'une couleur aussi atroce?

    D'un geste léger de la main, sa robe écarlate se transforma en robe bleu nuit. Un corsage serrait son buste, ses cheveux noirs, ornés de fleurs blanches, pendaient négligement dans son dos. Ses épaules étaient nues mais retenaient un fin voile sur ses bras. Quand elle eut fini de se changer, ses pensées s'orientèrent vers un tout autre sujet. Elle avait en fait l'esprit complètement vidé, et cela l'étonnait, bien qu'elle ne sache pas pourquoi. La seule chose dont elle se souvenait, c'est qu'elle avait des pouvoirs et qu'elle se sentait seule...

    -Oh mais , pourquoi je me sens si seule? ...Il faut évidement que le malheur s'abatte sur moi. Qu'ais-je fait pour mériter la solitude? Il n'y a que des arbres ici!

    Dans l'herbe, un peu plus loin, une forme de couleur vive attiracson regard. Une forme lumineuse brillait de mille feux. Lorsqu'elle s'en approcha, la lumière s'étteignit et là, au milieu des feuilles de saule, se trouvait un crayon...


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  • Le crayon était là, si anodin et mystérieux à la fois. Il était sculpté dans du sureau et sa mine était de toute les couleurs. Si on le regardait d'une certaine façon, il devenait tantôt bleu, tantôt rouge. A la lumière du soleil, il devenait transclucide. Il était aussi grand qu'un avant-bras mais aussi léger qu'une plume de paon. Personne ne savait d'où venait ce crayon, mais qu'importe. Elendra, avec ses connaissances infinies, savait déjà à quoi ce crayon était utile.


    Même avec tout ses pouvoirs, une Elimie ne peut donner la vie, ou ressuciter les morts. Elle ne peut pas non plus tuer. Ce crayon, si innocent d'apparence, le lui permettait. Tout ce qu'elle dessinerait prendrait vie et s'animerait. Etant une Elimie, Elendra ne pensera pas à faire le mal. Pas de son gré en tout cas.


    Le sentiment d'être seule l'envahit à nouveau, et elle entreprit de dessiner un animal de compagnie.

    -Tiens! SI j'essayais de donner vie à ...un ours?

    Elendra prit le crayon et dessina comme elle le pouvait un ours. Du bout de ses doigts, elle effleura la silouhette qui se détachait du néant et une mignonne petite peluche en forme d'ourson lui atterit dans les mains. Elle pris un air déçu.

    -Ca ne marche même pas...Pfff

    Elle balanca la peluche au loin et regarda intensément le crayon. Peut-être que ses sens l'avaient trompé, peut-être que le crayon n'avait pas vraiment les pouvoirs qu'elle imaginait. Elle n'y croyait peut-être pas assez?

    -Bon, j'essaye une deuxième fois. Cela a interêt à marcher! Sinon j'abandonne...
    Elle dessina minieusement un chien, tout en vidant son esprit et ne pensant qu'au chien, à quoi il ressemblera. Elle l'imaginait grand, le poil blanc tirant sur le beige, un regard de chiot mais intelligent et surtout fidèle. Juste avant d'avoir fini, elle pensa à quelqu'un qui lui ferait la conversation. Elle effleura le dessin et là, miracle! Un vrai chien, bien vivant, la regardait avec tendresse.

    Il s'avança vers elle et commença à lui lecher la figure.
    -Du calme, du calme! Comment vais-je bien pouvoir t'appeller? Sa te vas si je t'appelle...Anthos?

    Le chien remua de la queue, Elendra pris cela pour un oui. Aprés avoir joué au lancer de bâtons quelques minutes avec Anthos. Elle devint mystérieusement mélancolique et s'assis au milieu du pré.

    -Anthos, tu es adorable mais il me faut quelqu'un à qui parler. Toi tu me lèches la main peu importe ce que je dis. Un homme ne me ferait pas ça! Il me répondrait lui au moins!

    -Tu me prends pour un sauvage?

    Elendra se releva, étonnée, se demandant d'où venait cette voix. Elle regarda le chien. Celui-ci n'avait pas bougé, il la regardait toujours intensément.

    -Mais...Anthos tu parles!

    -Bah, oui! Toi aussi tu parles, pourquoi je ne saurais pas le faire?

    Ce qui étonna le plus Elendra, c'est que lorsque sson chien "parlait", il ne remuait même pas les babines. Il lui parlait par la pensée!

    -Mais tu es un chien! Sur les neuf-cent nonente deux vies, je n'ai jamais vu cela!

    -Et si j'en avait envie? D'ailleurs de quoi te plaints-tu? Tu as pleins d'avantages avec moi: j'ai le poil brillant, je ne demande pas beaucoup d'entretien et je joue avec ce qu'on veut! Regarde comme je suis beau!

    Anthos se pavanait devant Elendra. Il lui montra deux ou trois tours puis vint s'asseoir prés d'elle. Elle lui caressa la tête tout en soupirant.

    -Tu es bien gentil mais ce n'est pas ça que je veux. Il me faut un homme, un vrai.

    Anthos arrêta de bouger la queue. Il mit sa tête sur les genoux d'Elendra et lui fit les yeux doux.
    -Heu...Tu es sûr que je ne te suffit pas?

    -Tu ne veux pas un deuxième maître avec qui jouer? Des fois je serais lasse et toi tu seras toujours en pleine forme...
    -D'accord, mais si tu fais ça, je veux des os de mufflon une fois par semaine!

    -Vendu...


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  • Elendra y réfléchit à deux fois. Elle souhaitait vraiment avoir une compagnie et une chaleur humaine. L'homme qu'elle dessinera devra être comme elle. Elle prit son courage à deux mains, car jamais au grand jamais, de toute ses réincarnations elle a eu affaire, sentimentalement parlant, à un homme.
    Elle tenait le crayon fermement entre ses mains et entreprit son travail. La silhouette d'un humain apparut . Juste avnt d'effleurerde ses doigts le dessin, Anthos se mit à aboyer et Elendra commença à maudire le chien. La moindre interférence pouvait tout faire rater. Elle toucha la silouhette et un rai de lumière eclaira la prairie ou se trouvait Elendra.


    Un vague forme humaine se dessina et un homme ressemblant à un Cro-Magnon apparut en guenilles.

    -Ouaaaaaaaaaaaaaaaouraaaaaaaa!
    Elendra n'en croyait pas ses yeux. Devant elle se tenait tout sauf l'homme de ses rêves. D'ailleurs...à quoi ça ressemblait un bel homme? Elle n'avait jamais réfléchi à la question. Elle se dit qu'un homme devait être comme une femme, douc et aimant. Elle ne réfléchit pas plus quand elle effleura de nouveau des doigts l'homme de Cro-Magnon. Un rai de lumière vert l'entoura et il se transforma en mage blanc. Il regarda Elendra de haut en bas et déclara:
    - Vous êtes qui vous? Et que fais-je ici? Non mais ça vous ira de déranger les gens pour...pour quoi d'ailleurs? Je vais pas me déranger pour une pauvre petite femmelette!
    Elendra restait bouche bée. On ne lui avait jamais parlé comme ça et elle sut instinctivement que le langage du mage n'était pas propice pour parler à une femme. L'homme la regardait d'un air dédaigneux et cracha par terre. En apparence il ressemblait à un mage trés sage, mais apparement c'était un malpoli dans l'âme. Elle devint rouge de colère et ne su quoi lui dire. Tout ce qu'elle arriva à lui dire n'était pas à la "hauteur" de ce que son intervenant lui disait.
    - Non mais ça va oui? Tu as appris où à parler comme ça? Et t'as jamais appris à te raser ?

    Le mage se tourna vers Elendra et se mit en position de défense. Il était prêt à lancer un sort contre sa créatrice!

     

    Une boule écarlate frôla les cheveux d'Elendra. Elle sentait le brûlé, une de ses mèches de cheveux avait déjà repoussé là ou la boule l'avait brûlé. Etonnée plus qu'effrayée, elle concentra une partie de son énergie dans ses mains et envoya un sort vers le mage.
    Des rayons d'énergie verte, remplits de chiffres, défilaient devant la silouhette. Les chiffres dansaient tout autour et d'un coup plus rien. A la plance de ces nombres se tenait un homme aux cheveux gras, avec d'énormes lunettes qui grossissaient ses yeux et il portait une chemise à carreaux, bouttonée jusqu'au col. Il tenait dans ses mains un instrument qu'Elendra ne connaissait pas. Elle en avait vaguement une idée, mais cet élément venait d'un futur trop lointain pour elle. Ou alors son savoir n'était pas si infini que ça. L'instrument était gris, et de nombreuses petites lettres et nombres étaient serrés les uns contre les autres sur cette petite plaque. Il regarda dans le vide quelques instants et un éclair traversa ses yeux. Il ouvrit sa bouche ce qui étonna Elendra car l'homme avait du métal sur ses dents.

    -Je connais le nombre Π à la millième décimale: 3,14159265...
    -Je n'ai pas besoin de savoir. Et c'est quoi cette façon de s'accoutrer? Désolée d'être difficile, mais j'ai horreur qu'on sache plus que moi!
    Ni une ni deux, Elendra transforma de nouveaux l'hommme.
    -Si je me concentre vraiment, je devrais y arriver.
    Une douce chaleur enveloppa Elendra et elle recommença le dessin. Une explosion fracassante la fit reculer et elle dû se cacher le visage pour ne pas être aveuglée de lumière.
    S'avançant vers Elendra, un beau jeune homme lui tendait une rose blanche. Il était vêtu d'une fine tunique de lin blanche, cintré d'un épais lacet de cuir, retenant un épais pantalon brun. Il lui souriait et Elendra se demandais pourquoi. Elle sentit son coeur battre lorsqu'elle toucha la main du noble homme. Ils se prirent les mains et il lui parla au creux de l'oreille.

    -Gente damoiselle, permettez-moi de vous demander de bien vouloir arrêter de me changer? Cela me fait extrêmement mal et je souhaite rester ainsi. Est-ce que je vous plait?

    -Ou....oui, oui! Tutoie-moi s'il te plaît, j'ai l'impression d'être millénaire! Mais suis-je bête, j'ai 90 000 ans!
    Térénas la regarda étonée. Mais il changea vite d'expression et reprit sa tête d'amoureux. Il regarda Elendra avec tendresse.
    -Vous... tu ne fais pas ton âge. Je te mettrais 20 ans tout au plus.
    Elle l'embrassa et lui prit la main.
    -Je t'aime déjà. Viens avec moi et allons nous construire un abris. Malgré la protection de mon chien, il vaudrait mieux que nous ayons une maison.
    Térénas lui rendit son baiser et ils partirent dans la Forêt des Âmes. 


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