• Critiques de films

    Critiques de films

    Voici la rubrique ou je critique des films, dessins animés (que se soit du "classique" ou de la japanimation), des motion-captures, etc. Tout les formats y passent: long métrage, moyen métrage, court métrage, "one-shot"...

    Je fonctionne comme ceci (en général): j'explique le film (avec des images t'as vu) puis après j'explique en quoi ce film m'a plus ou déplus. 

    Ensuite, vous pouvez également me donner votre vision du film ou me proposer dans les commentaires des films à critiquer :)

  • Spécial Halloween

    (un peu en retard)

         En ce jeudi d'octobre, ma moitié m'offre une soirée à la foire de Liège et une séance de cinéma. Non, vous ne rêvez pas, ça ressemble au début de ma précédente critique spéciale Halloween ;) Le hasard a voulu qu'on retourne faire une soirée foire+film en amoureux. Et comme l'an dernier, nous avons penché pour un film prêt à nous faire peur. Alors c'est partit pour: 

     

    "Crimson Peak" de Guillermo Del Toro

    Lire la suite...


    1 commentaire
  • Chalut!

    Un soir, après avoir terminé mes préparations de stage (oui c'est pas grandiose comme intro je l'avoue), j'ai eu la bonne (ou mauvaise) idée de visionner "Orange mécanique".

    Après avoir entendu maintes critiques de film et/ou youtubeurs, j'avais une idée plutôt chouette de ce film...

    "Waouw, il a l'air génial, et le regard du héros est encore plus psychopathe que Hannibal! Et la musique de Ludwig Van Beethoven en fond, ça doit juste promettre!"

    Et bien oui, ça a promis, mais pas comme je l'escomptais. 
    C'est donc avec un certain malaise que je vous préseeeeente :

    "Orange mécanique" de Stanley Kubrick

     

    --------------------------------------------------------------------------

     

    On commence notre périple par des scènes que je jugerais de "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans ! malsaine (viol collectif qui n'aboutit pas mais on voit quand même 4 gars déshabiller une brave dame... On commence bien) puis le groupe de 4 gars en blanc tabassent les-dits violeurs. 

    Vous imaginez bien ma tête lorsque j'ai visionné ce début de film. Voilà à peu près à quoi je ressemblais... 

     

    Ensuite, nos quatre gars vont dans leur bar habituel, le "Moloko Vellocet" où votre verre de... lait est servi par un système de machine en forme de femme. Le liquide est versé par le téton droit de la statue. Alex, le "héro", nous fixe alors avec son regard vicelard... Oui oui, ce regard que tout le monde connait lorsqu'on vous parle de "Orange mécanique". Le point que j'ai apprécié le plus, c'est la musique de Beethoven kiss

    "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans !
    T
    u te sens à l'aise hein oui? Tu t'sens à l'aise!

    Je vais pas décrire point par point le film mais vous raconter le fil rouge de l'histoire, les "moments-chelou" et le sentiment de malaise qui m'a poursuivit tout le long du film.

    Après le viol raté, les 4 types en blanc vont frapper chez un couple et prétextent un appel urgent au téléphone car il y aurait eu un accident (pas de gsm à l'époque c'est balo). La dadame les laisse entrer et surprise! C'était pas vrai... Hahem.

    Le groupe entre donc, masqué, et pendant qu'un zouzou empoigne la dame, lui lie les mains et la trimballe sur son dos, deux autres tabassent le mari et le quatrième chante "I singin in the rain" tout en déchirant les vêtements de la dame. Un fondu au noir nous laisse deviner qu'un viol s'en est suivi.

    "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans !
    Ambiance bonne enfant sur le plateau

    Ce film est plein d'amour dis-donc...

    Malheureusement pour Alex, lors d'une autre tentative "d'amusement", ses potes le piègent et il se fait chopper par les flics. La dame agressée par un des gars en blanc est morte (apparemment tuée par un pénis géant en porcelaine).


    Après une séance assez marrante (oui un peu d'humour pitié) où Alex doit se déshabiller et se fait inspecter le cul (si si) par un officier qui ne fait que crier (évitez les casques à fond lors du visionnage, vos oreilles me remercieront), il découvre la vie de la prison et devient l'assistant du prêtre. Je me suis attendue à une blague sur la sexualité des prêtres mais malgré la malsainitude de ce film, ce débat n'était pas en vogue à l'époque donc il n'y a pas une ligne sur le sujet (ne partez pas déçu, il y a encore tant de belles choses à voir).

    Alex entend parler d'une méthode scientifique qui transformerait les meurtriers en gentils petits gars sympatoches et qui enlèverait de l'esprit toute envie de meurtre. A partir de là, je me suis demandé si Alex feignait d'être intéressé car cette pratique fait sortir de prison les cobaye après deux semaines (et il en a, de base, pour 14 ans de taule). 

    Il est accepté dans l'expérience et on se dit "bah c'est cool, il va devenir gentil" sans savoir en quoi consiste la méthode. Je vous mets une petite image puis je vous explique.

    "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans ! Envie d'essayer?

    Le principe de l'expérience est simple : on force à regarder des films horribles (viols, meurtre, scènes de guerre, etc etc) aux meurtriers afin de les dégoûter. Cela fonctionne à merveille MAIS lors du visionnage, les médecins ont passé le quatrième mouvement de la neuvième symphonie de Ludwig Van Beethoven. Ce qui fait qu'Alex, fervant admirateur du compositeur, ne sait plus entendre cette douce musique. 

    Résultat: quand Alex a des envies de sexe, meurtre ou entend la fameuse musique, il devient malade et cela peut aller à des envie de suicide.

    Alex guérit et pense retourner chez lui... Ses imbéciles de parents le rejettent car ils ont loué la chambre à un type qui joue le rôle de fils mieux que lui.

    Après s'être fait tabasser et à demi-noyé par deux de ses anciens potes devenus flics, Alex trouve refuge dans la maison du couple qu'il avait maltraité et violé. 

    On apprend que l'homme est infirme (et homosexuel? si vous saviez m’éclairer sur ce point) et que la femme est morte. 

    "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans ! Vision d'horreur

    L'homme le reconnait (sa photo était dans tout les journaux du matin), s'occupe de lui et appelle des gens afin de pièger Alex. Comment? En l'endormant, en l'enfermant dans une pièce et en balançant à donf' du Beethoven. Le seul moyen qu'Alex trouve pour en finir est de sauter par la fenêtre (il est au deuxième étage). 

    Mort?

    Non.

    Alex se réveille à l’hôpital, plein de plâtres. Les gens s'occupent bien de lui. 

    Fin heureuse?

    Le ministre de l'intérieur, le même qui a choisi Alex pour l'expérience, lui rend visite et conclue une sorte de pacte avec lui. Sa tentative de suicide a donné une mauvaise image à l'expérience, et donc au gouvernement qui a autorisé cela. Alex accepte de redorer l'image du gouvernement et des tas de journalistes balancent du Beethoven (pas la neuvième symphonie) et prennent en photo Alex et le ministre de l'intérieur en photo.

     

    FIN

     

    ---------------------------------------------------------------------------------------

    Envie de visionner? "Orange mécanique" de Stanley Kubrick /!\ -16 ans !

    Même si parfois le film m'a amusée, il ne m'a pas empêchée d'être mal à l'aise de bout en bout. Le personnage principal est difficile à cerner, on se demande s'il joue la comédie ou s'il est sérieux par moments. C'est bizarre, malsain tout en étant drôle et sympathique à voir. Bien évidemment, j'ai fait cette critique à chaud. Lors de prochains visionnages, je comprendrais mieux le message du réalisateur et me sentirais, peut-être, moins mal à l'aise. 

     

    A pluch'

    Elendra

     


    2 commentaires
  • Spécial Halloween

    (un peu en avance)

     

    En ce vendredi d'octobre, ma moitié m'offre une soirée à la foire de Liège et une séance de cinéma. Entre "Les gardiens de la galaxie" et "Annabelle" notre coeur balançait. En regardant les séances disponible au cinéma "Le Palace", nous nous rendons compte qu'il n'ont pas le premier. Nous nous décidons donc pour le second. 



    Et vous savez quoi?



    Je suis terrifiée...



    Préquelle de "The conjuring, le dossier Warren", "Annabelle" est tiré d'une histoire vraie! Mais parlons avant du film en lui-même...

    Un couple un peu trop niaiseux vit dans une maison trop parfaite et va à l'église tout les dimanches (ils sont potes avec le prêtre...) et Madame attend un heureux événement. Monsieur est futur médecin et il prépare son doctorat. Un jour, il offre une poupée à sa femme, une poupée qui lui manquait justement dans sa collection (rien que les poupées normales font peur, alors la tronche d'Annabelle, je vous laisse l'admirer).

    "Annabelle" de John R. Leonetti

     Le petit couple est tellement parfait que vous allez faire caca de la guimauve.

     

     

    Un soir, les voisins se font assassiner par leur fille et son petit ami. Ces derniers entrent en trombe chez le couple (Mia et Jon je crois, j'ai déjà oublié tellement ils sont oubliables) et la fille accompli un rite sataniste. La poupée abrite désormais un démon non-humain. (Tatatataaam)

    Je résume le reste du film : le bébé naît et le démon veut l'âme du bébé (Léa) mais il doit se la faire offrir. Or, un bébé ne peut pas offrir son âme; ce qui fait que le démon essaye de se faire offrir l'âme de la mère. Et... (spoil) ce n'est pas la mère qui se sacrifie mais une vieille dame dont sa fille est décédée. 

    En soi, le film fait peur pour deux choses : le fait que c'est tiré d'une histoire vraie (mais UN PEU BEAUCOUP modifiée) et les "jumpscares". Qu'est-ce qu'un "Jumpscare"? Personnellement, je l'utilise pour dénommer les "moments surprises" des films d'horreurs qui n'ont pas vraiment d’idées ( à mon goût). 

    La musique ou le bruit en général s'arrête, puis il y a un moment de blanc et puis BOUH! C'est vite agaçant, même si sursauter c'est marrant. Le film tourne autour de cette astuce du cinéma et j'ai moyennement aimé le film à cause de ça.

    Ce qui m'a fait "tripper" c'est que je me suis renseignée avant de regarder le film et j'ai trouvé la vraie poupée! D'apparence mamée et innocente, cette poupée est tellement dangereuse qu'elle est enfermée dans une boîte vitrée qui est bénie très régulièrement.

     

    "Annabelle" de John R. Leonetti

     Entre le film et la réalité, la chirurgie fait tout...

     

    J'ai lu également la vraie histoire de la poupée. Alors sachez que je ne crois pas en un dieu unique, je n'ai pas de croyance à proprement parler mais je n'aime vraiment pas jouer avec les trucs du genre (comme les "Bloody Mary" etc, vous n'arriverez jamais à me faire faire ça ou à assister à ça). Alors si vous êtes prêts à vous faire pipi dans votre pantalon, renseignez-vous sur la poupée et allez voir le film en suite. Frissons garantis...

     

    "Annabelle" de John R. Leonetti

    Voici la magnifique poupée au musée de l'occultisme. Sympa l'ambiance.

     

    De plus, quand vous savez qu'un gars à tapoté sur la vitre "juste pour rire" et qu'il est mort le jour même, vous avez pas envie de plaisanter. Alors que vous y croyez ou non, c'est toujours à respecter. 

    Prochaine fois c'est promis, je critiquerais soit un DA soit une comédie. J'arrête de me faire peur en écrivant xD (sans rire, ça m'a mis mal à l'aise, si vous allez voir le film en vous renseignant, dites-moi vos impressions...)

    A pluch'


    6 commentaires
  • Aujourd'hui, j'avais envie de passer en mode JAPANIMATION. Et quoi de mieux que de vous parler du neuvième chef-d'oeuvre d'Hayao Miyazaki au sein du studio Ghibli. Sorti en 2008, je n'ai découvert cette merveille qu'il y a un an (donc en 2013). Et c'est avec un immense plaisir que je vais vous parler de : 

    Ponyo sur la falaise par Hayao Miyazaki

    Sōsuke, un petit garçon fou de navigation et fort en langage morse, découvre un petit poisson rouge à tête humaine en bas d'une maison de repos qui donne sur l'océan. Il se coupe et le petit poisson lui lèche sa plaie, qui cicatrise anormalement vite. Il le reprend et le montre à des vieilles dames. L'une d'elle hurle qu'il faut le rejeter à la mer car cela est mauvais signe ("Il va y avoir un tsunami"). Sōsuke n'en a cure et la garde; il la nomme Ponyo. 

     

    Ponyo sur la falaise par Hayao MiyazakiCe petit poisson est en fait une fille poisson qui est partie à l'aventure à l'insu de son père, un sorcier, autrefois humain, nommé "Fujimoto". Il vit au fond de la mer et prépare des élixirs pour assurer l’équilibre du monde. 

     

    Sōsuke joue avec Ponyo et lui fait goûter du jambon. Ponyo apprend quelques mots mais Fujimoto récupère Brunhilde (le vrai nom de Ponyo) et lui interdit de revoir les humains. Brunhilde/Ponyo parvient à s'enfuir tout en déversant tout les flacons d'élixir dans l'océan (par accident). Elle est fermement décidée à rejoindre Sōsuke et à devenir humaine. 

    Ponyo sur la falaise par Hayao Miyazaki

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les enfants jouent dans la maison de Sōsuke tandis qu'un énorme tsunami empêche toute circulation et monte jusqu'à un mètre en-dessous de la maison (qui se situe sur une falaise). Les élixirs renversés ont fait revenir des créatures que nous n'avions plus vu depuis le Dévonien. Fujimoto fait appel à sa femme, la déesse de la mer (et mère de Ponyo) pour lui raconter ce qu'il se passe et luiPonyo sur la falaise par Hayao Miyazaki demander que faire. Elle lui dit que Ponyo doit faire un choix: ou rester dans la mer en poisson ou bien prendre forme humaine et être aimée pour ce qu'elle est par "le petit humain" (Sōsuke). Sinon, l'équilibre de la nature va se rompre (la lune est déjà en train de se rapprocher de la Terre). 

    Ponyo aide Sōsuke à rejoindre sa mère en traversant les inondations jusqu'à la maison de repos où elle travaille. Là-bas, la mère de Ponyo et celle de Sōsuke discutent sur l'avenir de leurs enfants. La déesse de la mer demande à Sōsuke s'il accepte Ponyo comme elle est. Il affirme qu'il l'aimera toujours telle qu'elle est et Ponyo renonce à ses pouvoirs pour grandir avec Sōsuke. 

    L'équilibre est rétabli et les catastrophes s'annulent.

    Pourquoi le film m'a plus?

    Parce que c'est un film du studio Ghibli! Non pas pour ça quand même! La qualité est le récit, le graphisme, l'atmosphère générale de l'animation. L'histoire est assez mignonne d'apparence mais parle beaucoup d'amour (l'amour que portent Fukimoto et la déesse de la mer à leur fille, Sōsuke envers Ponyo, la mère de Sōsuke envers lui,...) et d'une métaphore assez bien foutue sur l'équilibre naturel. J'aime beaucoup le couple Fujimoto/déesse car ils sont tout de même assez différents et leur amour est d'autant plus authentique (qui ont quand même engendré des milliers de petits poissons ^^). 

    Les illustrations sont juste sublimes et les couleurs et les choix graphiques (fort lumineux dans l'océan et plus "sombre" en plein air) sont biens.

    J'ajouterais quelques bémols...

    Qu'est-ce qui cloche?

    Le simple fait qu'un petit poisson/humain aime vivre comme les humains entraîne la fin du monde? Je sais pas vous, mais ça choque un peu. Quand j'ai vu le film la première fois, je n'y ai pas fait attention. Puis au 5éme visionnage (oui il me faut le temps), j'ai limite pouffé de rire. Maintenant ça ne dérange pas vraiment, et chercher de la logique occidentale fou en l'air la magie de l'histoire. 

    Un film à voir en famille ou tout seul, un dessin animé japonais juste GENIAL! 


    5 commentaires
  • "Mary et Max", un film que j'ai découvert par hasard. Un jour mon père nous annonce qu'il a trouvé un DA qui ressemble à du Wallace et Gromitt (mais san l'avoir visionné). Je lance le DVD et découvre un film en noir&blanc/sépia, avec pour seule couleur du rouge (oui comme dans "La Liste de Schindler"): un pompon et les langues des personnages. Ma première expérience de ce film m'avait laissée perplexe, étonnée et parfois bouleversée. Puis je l'ai visionné une seconde fois, puis une troisième, une quatrième; je me suis renseignée un peu sur le film par la suite et j'ai découvert qu'il s'inspirait d'une histoire vraie. Et le sujet dont traite le film me touche énormément. Je vais donc vous parler avec le cœur de ce film extraordinaire, sortit en 2009:

    Mary And Max - Un film pas comme les autres

     

    Tout commence dans une petite banlieue quelque part en Australie dans un univers sépia. C'est dans une petite maison que nous rencontrons Mary, une petite fille de 8 ans, sa mère qui abuse du Sherry et son père taxidermiste spécialisé dans les oiseaux. En allant à la poste, elle choisit au hasard dans l'annuaire "Max Horowitz" de New York et commence à lui écrire un lettre. Dans le colis, elle ajoute quelques dessins et du chocolat.  

     

    Dans un univers noir&blanc, nous rencontrons Max, un homme de 40 ans. Il vit seul dans un appartement, avec son poisson Henri, un chat borgne et un ami imaginaire, Mr Macaroni. Il souffre d'obésité et va régulièrement aux "hyperphages anonymes" et se sent mal à l'aise car une dame de ce club lui fait des avances (clin d’œil, etc). Il fait une crise d'angoisse lorsqu'il lit la lettre de Mary mais lui répond tout de même (sur un fond musical tellement prenant, écoutez une fois en fermant les yeux, que du bonheur). 

     

    Mary reçoit la réponse de Max et est heureuse. Elle a quelqu'un à qui parler et à qui raconter sa vie d'enfant. Au fil des lettres, ils se répondent et nous découvrons ainsi ce que vivent Mary et Max au quotidien. Mary va envoyer un pompon rouge à Max et ce dernier va le fixer sur sa kippa. Il est de religion juive mais ne croit plus en Dieu car il a lu des tas d'ouvrages sur le sujet. 

    Mary And Max - Un film pas comme les autres

    Une fois, la mère de Mary tombe sur une lettre de Max. Ce qu'il y raconte n'est pas bien pour une enfant de 8 ans d'après elle et jette la lettre à la poubelle. Bien heureusement, Ethel le coq de compagnie de Mary, récupère la lettre et la lui donne. Au fil des lettres et des chocolats envoyés d'un continent à l'autre, Mary et Max font connaissance. Au bout d'un moment, nous voyons que Max fait une crise (d'angoisse?) et est interné. Il est diagnostiqué atteint du Syndrôme d'Asperger (dans le film ils prononcent "asperjé"), une nouvelle maladie mentale découverte dans les années 70. Et c'est là que le film me touche. Car une personne chère à mon cœur en est atteinte (pas autant que ce cher Max) au niveau le plus bas de la maladie. Mais je continue l'histoire du film, je parlerais de la maladie juste après :)

     

    Mary And Max - Un film pas comme les autres

    Mary grandit, rencontre l'amour, devient orpheline et se marie. Elle fait des études sur la maladie de Max et espère, qu'un jour, il y aie un remède. Elle écrit un livre à ce sujet et envoi son premier exemplaire à celui qui l'a inspirée: Max. 

    Ce dernier voit rouge et jette le livre par la fenêtre. Il refuse de lui écrire tout un temps. 

    Le mari de Mary, Damian Popodopoulos, la quitte pour un homme. Déprimée et ,sans le savoir, enceinte de Damian, Mary tente de se suicider (sur un fond de "Que sera sera", cette scène m'a juste fait pleurer) mais son voisin cul-de-jatte agoraphobe sonne à sa porte et l'arrête dans son geste. Il lui tend un colis remplit de figurines qu'elle rêvait d'avoir étant petite. L'expéditeur est son ami Max, qui lui pardonne.

    Le bébé est né et Mary embarque pour New York. Elle va enfin rencontrer son ami et pouvoir discuter avec lui de vive voix. Elle toque à la porte...

    "Max?"

    Elle insiste et ouvre elle-même la porte.

    "Maaax? C'est moi Mary. Je..."

    Max est bien là, assis dans son canapé, son regard vide fixe le plafond. Max est mort. Mary s'assied à côté de lui et regarde à son tour le plafond. Toute les lettres qu'elle lui a envoyé y sont accrochées. Max les lisait lorsque la mort est venue le chercher. Le film se termine sur cette scène touchante qui vous fera verser votre petite larme (des grosses pour moi^^). 

     

    Alors pourquoi ce film m'a touchée?

    Comme je l'ai dit plus haut, une personne chère à mon cœur est atteint de ce syndrôme et ce film permettrait aux gens de mieux comprendre cette maladie, ce que les gens atteints vivent au fond d'eux et le regard que nous leur portons. 

    Le Syndrôme d'Asperger?

    Max est dans un niveau avancé de la maladie (balancement du tronc pour se rassurer, crise d’angoisse, manie de trier, d'avoir sa vie quotidienne ritualisée, etc) qui se rapproche de l'autisme. D'ailleurs, le Syndrôme d'Asperger est une sorte d'autisme fortement ciblé sur le social.

    On naît Aspie, on ne le devient pas. Cela est transmissible génétiquement (1 "chance" sur 5 et c'est un gène récessif. Une personne ayant le "gène" peut être porteur sans avoir la maladie déclarée. Il y a différents niveaux, mais je ne suis pas psychologue alors je ne saurais vous énoncer chaque stade et ses comportements. je vous conseille de vous renseigner soit sur le net (Asperger expliqué sur un site français dédié à l'autisme ou Aspergeraide, un site bien conçu pour comprendre la maladie ) soit vous procurer le livre de Tony Atwood "Le syndrôme d'Asperger". J'ai lu ce dernier et cela m'a éclairé sur les comportements de la personne que je connais. Cela m'a aidée également à anticiper ces comportements et quelques fois à le faire changer (pas de force, mais avec l'habitude, des petits trucs de temps en temps). 

    Que faire lorsque nous rencontrons un Aspie?

    Je n'ai pas la science infuse, mais je peux, en toute connaissance de cause, vous donner quelques conseils (et je serais ravie d'en recevoir de votre part).

    Ne le traitez pas comme un enfant, comme un imbécile, comme un arriéré mental. Et surtout, soyez patients. S'il vous parle d'un sujet (par exemple les dinosaures) et que vous voyez qu'il revient beaucoup sur le sujet, parlez-en avec lui, montrez-lui de l'intérêt ( même si au fond vous n'aimez pas trop, mais vous n'imaginez pas le plaisir que vous leur offrez). Certains ont un type d'humour particulier, qui ne correspond quelques fois pas à notre humour. Riez quand même (des fois je dis à ma connaissance que ce n'est pas drôle, et il ne se vexe pas). Et justement, ne vous vexez pas non plus lorsqu'il vous dira des choses... je vais pas dire dérangeante mais prenons un exemple qui illustrera mieux ce que je veux dire. 

    Je suis ronde et une fois j'ai mis un T-shirt qui me serrais beaucoup. Et bien ma connaissance Aspie ma fait, sans méchanceté, la remarque que je ressemblais à du boudin ficelé. 

    Vexant, certes, mais il ne faut pas se formaliser. La notion de "faux-cul" est débile à ses yeux. Pour lui, quand on pense quelque chose, il faut le dire (ce qui peut être embarrassant dans certains cas). Mais faut VRAIMENT PAS se vexer ;) 

    Un dernier mot pour la fin?

    Sur ce, j'arrive à la fin de cette énorme tartine et je vous souhaite de voir ce film. Et, en bien ou en mal, vous changerez d'avis sur les Aspies.

    A pluch'

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique